Retrouver la paix intérieure avec le Ho’oponopono !

 

 

Il y a quelques temps je vous parlais des « 4 accords toltèques » et de la façon dont on pouvait les appliquer à notre alimentation. Aujourd’hui j’ai fait le choix de vous parler du Ho’oponopono. C’est un outil que j’utilise à titre personnel mais aussi avec mes clientes, notamment quand on travaille sur une dépendance alimentaire.

Alors commençons par une présentation rapide.

 

  • De quoi s’agit-il ?

 

En quelques mots, je dirais que c’est un outil de développement personnel qui permet de retrouver rapidement la paix intérieure en nettoyant son esprit. 

Mais avant d’être un formidable « outil de guérison et d‘évolution personnel », c’est une véritable philosophie de vie, pratiquée depuis toujours à Hawaï. Dans l’esprit « d’Aloha » vivre « Pono » signifie vivre une vie de bonté, d’intégrité et de droiture, vivre en équilibre avec soi même, les autres et la nature dans la bienveillance, le respect, la gratitude et l’amour (et oui un seul mot veut dire beaucoup !!)

Le ho’oponopono peut être traduit en français par « remettre les choses en place » ou rétablir l’équilibre.

Ho’o : signifie commencer une action

Pono : signifie honnêteté, justesse, bonté, droiture, moralité, ordre, harmonie

Ponopono ou le pono doublé signifie l’importance de ce terme donc rétablir l’ordre, réharmoniser, revenir à ce qui est juste.

  

A l’origine, il s’agissait d’un rituel effectué par un prêtre guérisseur, pour apporter la paix, la réconciliation, le pardon et donc la guérison des blessures morales, entre clans ou entre membres d’une famille. On pourrait comparer cela à une sorte de thérapie familiale, qui utiliserait principalement la méditation, la prière et le pardon mutuel pour régler certaines tensions ou problèmes relationnels. L’objectif étant de parvenir à ce que chaque personne assume sa responsabilité, accepte de se repentir pour obtenir le pardon (de l’autre mais surtout de soi même) et parvienne, enfin, à retrouver sa paix intérieure. En procédant ainsi, cela met fin aux rancoeurs, aux non dit, et donc aux cycles de vengeance.

 

A la fin des années 70, cette technique a été modernisée de manière à pouvoir être utilisée à titre individuelle, tout d’abord à Hawaï par Morrnah Simeona, puis en France par le Dr Luc Bodin

 

  • Les bienfaits de cette pratique

Cette pratique, lorsqu’elle est effectuée régulièrement, présente de nombreux bénéfices :

 

  1. Se libérer des pensées limitantes, des fausses croyances, des mémoires erronées
  2. Surmonter plus facilement les obstacles de la vie
  3. Modifier notre point de vue sur une situation, d’un événement difficile qui devient une opportunité, un apprentissage, une transformation
  4. Prendre sa véritable place et sortir du rôle de victime.
  5. Améliorer sa relation avec les autres
  6. Chercher les solutions à l’intérieur de nous et non plus à l’extérieur.
  7. Passer d’un mode passif à actif « devenir acteur de sa vie » et créer sa réalité
  8. Se réconcilier et se reconnecter avec soi même

 

  • Comment ça fonctionne ?

Le ho’oponopono permet de nettoyer des mémoires erronées, stockées dans notre inconscient, qui nous empêchent d’être pleinement nous même. On parle de mémoires mais on peut également employer les termes de pensées limitantes, de peurs, de valeurs ou de croyances (et dans le domaine de l’alimentation nous en sommes pleins).

Dans la philosophie hawaïenne nous sommes créateurs de tout ce qui nous arrive. Sur ce point je rejoins largement l’avis du Dr Luc Bodin, qui préfèrera le terme attracteur à créateur. En effet notre subconscient, de part ses pensées, nous programme à attirer certaines situations dans notre vie.

Nous sommes donc responsables de tout ce qui nous arrive, mais pas pour autant coupables dans la mesure ou ce fonctionnement est inconscient. Nous serions coupables si nous attirions volontairement une situation désagréable pour nous ou pour quelqu’un d’autre.

 

La notion de culpabilité est bien souvent présente dans notre vie quotidienne. Combien de fois ais-je pu entendre ?

  • je sais que je ne devrais pas …
  • j’ai encore craqué
  • je suis incapable de faire preuve de volonté
  • je m’en veux d’avoir fait ça

 

Or il est important, de faire la différence entre être responsable de quelque chose ou en être coupable. Même pour un homicide, nous ne serons pas jugé de la même façon si c’est un acte volontaire (coupable) ou involontaire (responsable), mais bon je m’égare un peu là …

La culpabilité est utile quand elle nous permet de « rester sur la bonne route », celle que nous souhaitons prendre. Par contre, si elle devient toxique alors il faut agir. On ne peut pas être jugé plusieurs fois pour le même crime (d’après la loi en tout cas) alors pourquoi s’en vouloir et se punir de nombreuses fois pour une tablette de chocolat, ou quelques verres de vin ou autres « craquages ».

Pour mettre en pratique le ho’oponopono correctement, il est donc essentiel d’accepter le fait d’être responsable (ou en partie responsable) de TOUT ce qui se passe dans sa vie. D’intégrer que nos échecs, ou que les conflits relationnels que nous vivons sont le reflet de nos pensées présentes mais aussi passées (les mémoires que nous avons enregistrées).

Ce n’est qu’après avoir accepté que nous ayons attiré une situation dans notre vie que nous pouvons AGIR dessus. En rejetant la faute sur quelqu’un d’autre, on ne peut qu’attendre que cette personne change, ce qui pourrait ne jamais arriver.

 

 

  • En pratique

 

Une fois que nous sommes conscients de notre responsabilité dans les évènements qui nous arrivent, nous avons le choix quant à la façon de procéder :

 

  1. Modifier notre mode de pensée. Ce qui revient à s’occuper de la face immergée de l’iceberg (les pensées consciences) en les transformant positivement. C’est l’un des principes clés de la loi d’attraction. Cela fonctionne assez bien mais demande d’être fait souvent et longtemps.
  1. Supprimer la mémoire, pensée, croyance… responsable de la situation. Ce qui permet d’aller plus loin dans la démarche dans le but de ne plus voir se présenter la situation en question.

Avant de commencer, il faut identifier la situation, la croyance, la peur sur laquelle nous souhaitons agir. Il ne s’agit pas de demander à ce qu’une situation précise arrive mais à effacer la mémoire qui la bloque.

Une fois la situation identifiée, la méthode la plus courante pour activer le processus de nettoyage consiste à répéter en conscience les 4 mantras de purification :

 

Désolé(e), Pardon, Merci, Je t’aime

 

  • Désolé(e) : je suis désolée d’avoir attiré cette situation dans ma vie, je ne savais pas que j’avais des mémoires (croyances, peurs…) en moi qui provoquaient cela.
  • Pardon : je me demande pardon de m’être fait du mal à cause de cette pensée. Ce point est pour moi primordial, car en demandant pardon on reconnaît sa responsabilité.
  • Merci : merci, car grâce à cet événement, je peux apprendre une nouvelle chose sur moi même, je peux prendre conscience d’une nouvelle pensée et me donner l’opportunité de l’effacer.
  • Je t’aime : ou je m’aime. C’est l’amour qui permet de transformer les mémoires. Quand bien même j’attire des situations désagréables, je m’aime (si ce mot est difficile au début vous pouvez employer une phrase comme, en dépit de mes imperfections, je suis important(e), je me respecte, et je m’estime)

 

Ce mantra, en fonction de votre sensibilité et de vos croyances, vous pouvez le réciter à vous même, à la part de divin que vous avez en vous, à votre inconscient, à votre enfant intérieur, à dieu, à l’univers, à la vie. Cela n’a pas d’importance, ce qui compte c’est la sincérité de vos propos.

Une fois le mantra récité, en ayant bien intégré le sens de chaque mot, il vous faut LACHER PRISE. C’est à dire vous libérer du résultat. Il n’est pas possible de savoir de quelle manière va se concrétiser l’effacement de cette mémoire. Dans certains cas, il faudra répéter le mantra plusieurs fois, sur plusieurs jours, voire sur plusieurs semaines afin de bien effacer toute la croyance et ses racines.

 

Par exemple, il se peut que vous ne parveniez pas à perdre du poids parce que lorsque vous étiez enfant on vous répétait qu’il ne faut pas manger gras le soir car cela fait grossir. De fait à chaque fois que vous mangez quelque chose de gras, une petite voix vous dit « tu ne devrais pas, c’est pas bien, tu vas grossir » et vous vous sentez coupable. Dans ce cas il serait inutile de faire ho’oponopono en demandant à perdre du poids, mais plutôt en travaillant sur la pensée qui consiste à croire que le gras fait grossir, ou plus généralement sur « les mémoires erronées responsables de votre prise de poids ».

Par la suite, il ne faudra pas vous attendre à perdre 10 kilos en une semaine, juste en ayant récité ce mantra, vous ne savez pas à l’avance comment va se manifester cette guérison. Il est probable que votre corps métabolise mieux les matières grasses ingérées le soir, ou que vous ne ressentiez plus l’envie de manger certains aliments le soir, ou que vous vous sentiez plus en forme et ayez plus d’énergie pour faire une marche digestive après votre repas…

 

 

  • Mon avis

C’est un outil que j’utilise régulièrement, notamment grâce à sa facilité d’utilisation. Je le trouve très utile et très efficace pour travailler sur la culpabilité, pour apprendre à s’accepter (ce qui passe souvent par se pardonner) et retrouver la paix intérieure.

Toutefois je trouve dommage de le réduire au seul fait de réciter un mantra. Je ne pense pas que le ho’oponopono se résume à cela, d’ailleurs le livre regorge de conseils, d’exercices de méditation, d’ancrage, de respiration … qui selon moi ne sont pas à dissocier du mantra.

C’est un état d’esprit, et pour que cela fonctionne vraiment, il faut pouvoir le prononcer avec son cœur, et pas seulement avec sa voix. Il faut que chaque terme utilisé raisonne juste à l’intérieur, qu’il soit prononcé avec humilité et sincérité. Car à mon sens, je précise qu’il s’agit là de mon propre retour d’expérience, pour supprimer une croyance ou une mémoire erronée, il faut pouvoir la remplacer par une autre plus juste, qui nous permette de mettre en place de nouvelles actions.

La pratique du ho’oponopono est très puissante et peut être pratiquée dans de nombreux domaines, mais toujours sur soi même. Il s’agit d’une philosophie de vie qui utilise l’amour pour effacer, nettoyer, guérir.

 

Dans cet article, je ne vous donne qu’un aperçu de son potentiel, si vous voulez en savoir plus sur ce sujet je vous conseille quelques lectures :

  • « le Ho’oponopono nouveau » du Docteur Luc Bodin
  • « Ho’oponopono expliqué aux enfants » du Docteur Luc Bodin
  • « Ho’oponopono : Le secret des guérisseurs hawaïens » de Luc Bodin et Maria-Elisa Hurtado Graciet
  • « Petit cahier d’exercices pour pratiquer le Ho’oponopono » de  Maria-Elisa Hurtado Graciet et Jean Augagneur

 

Prenez soin de vous et à bientôt.

PS: c’est un sujet que je propose en atelier, avec plusieurs exercices pour le pratiquer au quotidien, si cela vous intéresse et que vous êtes dans la région de Nîmes, contactez moi.