Astuces pour développer

l’estime de soi

 

 

Nous connaissons tous l’expression « Aime ton prochain comme toi même ». Dans cette phrase nous retenons facilement le début « aime ton prochain » mais avons tendance à oublier le « comme toi même ». D’ailleurs est-il vraiment possible d’aimer son prochain si l’on ne s’aime pas soi même ?

 

S’aimer ne signifie pas être orgueilleux, suffisant ou vaniteux, c’est simplement s’accepter et se respecter tel que nous sommes, comme une merveille de la vie. Il n’est pas nécessaire d’être une fleur exceptionnelle et rare, la moindre petite pâquerette est belle et mérite d’être vue et aimée.

 

Qu’est ce qui nous empêche ou nous a empêché de s’aimer, d’aimer la personne que nous sommes ? A la naissance on ne posait pas de question, un bébé se trouve parfait tel qu’il est, il ne se demande pas si il mérite l’amour de sa mère, il pense qu’il y a droit, qu’il le mérite. Mais rapidement cela peut changer et influer sur ce que nous pensons de nous même.

 

Heureusement les pensées, comme tout, passent, et nous pouvons les contrôler, du moins en partie. Il ne suffit pas de dire à partir d’aujourd’hui je m’aime, mais de mettre en place, jour après jour de nouvelles pensées plus positives, de nouvelles actions.

 

Aujourd’hui je me propose de vous partager quelques techniques pour vous y aider :

 

 1. Arrêtez de vous critiquer

 

Vous le connaissez, votre juge intérieur, votre égo, qui vous parle souvent, mais pas toujours pour vous dire des choses agréables. Cette voix qui vous dit « tu n’y arriveras pas », « tu es trop nulle », « c’est trop difficile »…

 

D’accord, elle le fait pour une bonne raison, pour vous protéger. Mais de quoi ? De quelque chose qui vous faisait peur étant enfant, vous aviez peut être peur de décevoir vos parents, d’être rejetée par vos amies à l’école. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Vous croyez vraiment que vous avez encore besoin de ses remarques, ou qu’au contraire elles vous empêchent d’avancer ?

 

A cette voix, vous pouvez lui répondre simplement : « merci pour ton conseil, je sais que tu dis cela pour mon bien mais aujourd’hui je veux essayer quelque chose de nouveau et je suis prête à en prendre la responsabilité, je ne t’en voudrais pas quoi qu’il arrive ».

 

Accepter de prendre la responsabilité de vos expériences ne signifie pas être coupable de quoi que ce soit. Lorsque vous vivez une situation désagréable, vous avez le choix, soit de vous plaindre et de vous blâmer, ce que vous ferez certainement si vous vous sentez coupable, soit de vous demander ce que cette expérience peut vous apporter et chercher des solutions, si vous vous sentez responsable.

 

Il est important de comprendre qu’il est possible de changer des choses dans sa vie sans pour autant être une mauvaise personne. Nous avons tous cette sorte de croyance qui nous pousse à penser que l’on ne doit changer que ce qui est mauvais. Or il n’y a pas besoin d’être fautive pour changer, on peut être une personne bien et changer.

Alors aujourd’hui faites vous une promesse, dites vous que vous allez tout faire pour arrêter de vous critiquer, de vous juger. Vous êtes bien telle que vous êtes. Et commencez à choisir vos pensées, à les transformer positivement de manière à ce qu’elles vous fassent du bien et vous soutiennent.

 

 2. Soyez patiente et tolérante envers vous même

 

Il n’est pas possible de changer du jour au lendemain, on ne peut pas être exemplaire immédiatement. Tout nouvel apprentissage prend du temps, alors accordez vous le temps dont vous avez besoin, et ne vous comparez pas aux autres. Ce qui est important c’est le résultat final, peut importe le temps dont vous aurez besoin pour y parvenir.

 

Au début, il est probable que vous éprouviez des difficultés à arrêter de vous juger, et lorsque vous vous rendrez compte que vous le faite encore, vous pourriez avoir tendance à juger le fait de vous juger. Ça donnera surement un truc du genre « non mais je suis trop nulle, je me suis encore trouvée trop grosse ». Et c’est normal de passer par cette phase, quand vous en prenez conscience dites vous simplement « il semblerait que j’ai besoin de davantage de temps pour être plus bienveillante envers moi même », c’est plus juste. Car vous n’êtes pas « trop nulle » de ne pas y arriver du premier coup vous êtes un être humain en période d’apprentissage.

 

Au bout d’un moment, cela vous semblera de plus en plus, facile, puis de plus en plus naturel, et enfin cela deviendra un automatisme. Mais si vous n’acceptez pas d’être patiente et tolérante envers vous même vous trouverez dans cet exercice une raison supplémentaire de vous critiquer.

 

 3. Détendez vous

 

Il existe beaucoup de moyens pour se relaxer, la méditation qui vous apprend à laisser circuler vos pensées librement sans y prêter trop d’attention (et non pas à les arrêter comme certains le pensent), les exercices de respiration (cohérence cardiaque, respiration abdominale…), les massages et beaucoup d’autres encore.

 

Quelle que soit la ou les méthodes qui auront votre préférence, cela n’a pas d’importance, ce qui compte c’est que cela va vous aider à vous recentrer. Une fois calme et détendue, dites vous mentalement ou oralement devant un miroir « je t’aime telle que tu es » puis observez ce qui se passe en vous. Il est bien possible que vous vous sentiez plus légère.

 

 4. Complimentez vous

 

Si vous ne le faites pas c’est qu’une croyance vous en empêche. Peut-être pensez- vous que vous ne le méritez pas ? Ou que cela va faire de vous une personne prétentieuse et imbus d’elle même ?

 

Il ne s’agit là que de pensées, je vous rappelle que celles ci peuvent être changées. Si vous avez l’impression que des croyances comme celle ci entrave l’amour que vous avez pour vous même, vous aurez tout à gagner à les identifier. Nous sommes nombreuses à être bloquées parce qu’au fond de nous, nous pensons que nous ne le méritons pas. Cela vient souvent de notre éducation ou des expériences que nous avons vécues enfants. Or nous n’avons pas à gagner l’amour, nous en sommes dignes par droit de naissance. De la même façon que nous avons le droit de respirer nous avons le droit de nous aimer, d’aimer et d’être aimée.

 

Alors faites vous des compliments, même petit pour commencer, cela vous encouragera et vous stimulera. Et lorsque vous en recevez un, ne cherchez pas à minimiser « non mais vraiment ce n’étais pas grand chose », dites simplement merci.

 

 5. Prenez soin de votre corps

 

C’est l’acte d’amour de soi par excellence. Notre corps est notre demeure, nous y résiderons jusqu’à notre dernier instant.

 

Soyez attentif à ce que vous mangez, veillez à vous nourrir d’aliments bons pour vous, les plus naturels et sains possibles. Soyez à l’écoute des réactions de votre corps, comment vous sentez vous 1h00 ou 1h30 après avoir mangé, pleine d’énergie et de bonne humeur ou fatiguée et tendue. Il est facile d’en déduire (avec l’aide d’un journal alimentaire par exemple) quels sont les aliments ou combinaison d’aliments qui vous conviennent.

 

Bougez pour le plaisir, dansez, marchez, pratiquez une activité sportive qui vous donne envie. De la même façon que pour la nourriture, comment vous sentez vous une heure après, bien, heureuse, fière de vous, sereine ou fatiguée, épuisée, sans ressources.

 

6. Arrêtez de vous faire peur

 

La peur est très utile, elle nous permet de trouver en nous des ressources pour nous dépasser. Toutefois cela ne doit être qu’occasionnel pour être efficace. Ressasser ses peurs au quotidien va augmenter votre stress et vous n’en n’avez vraiment pas besoin.

 

N’amplifiez pas vos peurs pour en faire des sortes de monstres qui vous paralysent. Lorsque vous ressentez de la peur, prenez en simplement conscience puis essayer de penser à quelque chose de positif. Ecoutez de la musique, regardez des photos, pensez à un souvenir heureux, pratiquez la cohérence cardiaque, faites une liste de gratitudes…

 

 7. Aimez votre négativité

 

Ce sera la dernière astuce que je vous partagerai aujourd’hui. J’aime bien la mettre en dernier parce que souvent elle surprend. On pense souvent, à tort, qu’il faut absolument être dans la positive attitude en permanence, ne dire que des choses positives, à soi, aux autres bref moi j’appelle ça vivre dans le monde des bisounours. Et je suis un être humain, j’ai donc des émotions positives et négatives, parfois je vais mal et je m’en donne le droit. Pourquoi, parce que m’obliger à être positive tout le temps, je considère que c’est renier une partie de moi. Personnellement je n’arrive pas à être malade et à dire, croire et penser « je vais bien », pour moi c’est un mensonge. Donc, même si certains me disent « tu n’as pas trop la loi d’attraction attitude là » « tu devrais ceci, ou tu devrais cela », je leur répond simplement, «  je fais de mon mieux, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et c’est chouette ».

 

En effet, être négatif répond à un besoin. Le fait de se plaindre répond souvent à un besoin d’écoute, de soutien, d’amour. Il est difficile d’arriver à combler seul tous ses besoins et parfois nous n’avons trouvé que ce moyen pour y parvenir. Est ce mal d’avoir trouver un moyen de nourrir ses besoins ? Non, c’est au contraire formidable. Simplement une fois que l’on a pris conscience du fait qu’il est possible de faire autrement, alors nous avons le choix. Le choix de continuer dans un fonctionnement qui nous est familier, ou celui de changer, d’essayer autre chose.

 

Est-ce mal d’avoir combler un manque d’affection dans la nourriture ? Non, c’est extraordinaire d’avoir trouver le moyen de s’en sortir, souvent seule qui plus est.

 

Est ce mal de retomber dans ses anciennes habitudes de temps en temps ? Non, cela nous signale simplement que nous avons besoin de nous sentir rassuré, et les habitudes comblent très bien ce besoin.

 

Alors plutôt que de vous juger, soyez fière du chemin que vous avez parcouru, félicitez vous de vous en être sortie en mettant un place un système sécuritaire pour vous (même la fuite dans l’alcool vous l’avez fait pour vous protéger à un moment donné), et soyez prête maintenant à accueillir la nouveauté, à trouver une méthode plus positive pour vous, sur le long terme, pour nourrir vos besoins.

 

Dites vous dès maintenant, quand vous vivez une situation difficile, que vous êtes prête à modifier le modèle qui a créé cela dans votre vie, pardonnez vous et aimez vous (ça vous rappellerai pas le ho’oponopono par hasard ?)

 

 

Alors êtes-vous disposée à apprendre à vous aimer ?

 

 

Si vous avez envie d’être heureuse, ne cherchez pas à changer les autres pour qu’ils vous apportent ce dont vous avez besoin. Utilisez votre énergie pour vous changez vous même, pour croire en vous et vous aimer davantage, c’est ainsi que vous serez en mesure d’attirer le meilleur pour vous.

 

Permettez vous de vous faire aider, par des amis, par un groupe de soutien, par un professionnel du bien être, il existe de nombreux exercices pour vous permettre de mettre tout cela en pratique.

 

N’attendez pas le bon moment, quand vous aurez un nouveau travail, ou quand vous aurez rencontré quelqu’un, quand vous aurez perdu du poids (d’ailleurs pour maigrir il est important de commencer par s’aimer soi même), faites le maintenant.